Réglementation & obligations
Deux cadres juridiques coexistent selon la nature du produit, mais le principe est le même :
lorsque vous disposez de données d'achat, vous devez informer les clients concernés et pouvoir
prouver vos actions. L'affichage seul en magasin ne suffit pas.
Produits non alimentaires (jouets, électroménager, vêtements, cosmétiques, sport, bricolage…) :
règlement (UE) 2023/988 — RSGP, applicable depuis le 13 décembre 2024.
Denrées alimentaires : règlement (CE) n° 178/2002 et Code de la consommation
(déclaration et information via RappelConso).
Pourquoi agir maintenant
Les contrôles et les contentieux se multiplient autour de la traçabilité des rappels.
Chaque mois sans registre opposable expose l'enseigne à un risque juridique, financier et réputationnel croissant —
alors que la technologie permet aujourd'hui d'automatiser l'identification et la preuve, sans mobiliser une équipe dédiée.
Denrées alimentaires — retrait, rappel et information
Règlement (CE) n° 178/2002 — articles 14, 19 et 20 · Code de la consommation (L.423-1 et s.)
Les denrées alimentaires sont exclues du RSGP. Elles relèvent du règlement (CE) n° 178/2002 :
traçabilité obligatoire, retrait ou rappel dès qu'un produit est jugé dangereux, et information des consommateurs
sur la conduite à tenir (rapporter, détruire, ne plus consommer…).
- En France, déclaration obligatoire des rappels sur pro.rappel.conso.gouv.fr (art. L.423-3 du Code de la consommation).
- Les distributeurs qui conservent des traces d'achat doivent mobiliser ces données pour atteindre les clients concernés — pas seulement afficher en rayon.
- AlerteProduit identifie les achats potentiellement touchés à partir de vos tickets ou flux CRM — vous décidez du canal d'alerte.
Produits non alimentaires — informer les clients concernés
RSGP (UE 2023/988) — articles 22 et 23 · Application directe en France depuis le 13/12/2024
Pour les produits couverts par le RSGP, les opérateurs économiques doivent, en cas de rappel ou d'avertissement de sécurité,
informer directement les consommateurs et diffuser l'avis par les réseaux de communication disponibles.
Lorsqu'un distributeur collecte des données permettant d'identifier des acheteurs (carte fidélité, ticket digitalisé, CRM, application…),
il doit utiliser ces données pour les prévenir.
- L'information doit être adaptée à la gravité du risque (sanitaire, chimique, mécanique…).
- Le distributeur reste responsable du canal et du contenu de la communication vers le consommateur.
- AlerteProduit fournit la liste des achats concernés et une action recommandée — vous décidez comment contacter vos clients.
Registre des rappels et des actions
RSGP — traçabilité et preuve · Bonnes pratiques DGCCRF
Les autorités attendent un registre consultable : date du rappel, produits, clients identifiés,
décisions prises, canaux utilisés, horodatage. Ce registre fait foi en cas de contrôle ou de litige.
- Chaque dossier AlerteProduit est archivé avec référence, gravité analysée et historique des actions.
- Données clients traitées de manière anonymisée ou pseudonymisée selon votre intégration et votre DPA.
Rôle du distributeur et des autres acteurs
Chaîne produit · Code de la consommation · RappelConso
Le fabricant ou l'importateur lance le rappel ; le distributeur qui met le produit sur le marché
doit assurer l'information en aval. Les pharmacies et enseignes spécialisées sont concernées dès lors
qu'elles conservent des traces d'achat nominatives ou pseudonymes.
RGPD et minimisation des données
Règlement (UE) 2016/679 · Finalité « sécurité produit / rappel »
L'utilisation des données d'achat pour un rappel repose sur une finalité légitime de protection des personnes.
AlerteProduit ne remplace pas votre politique de confidentialité : nous traitons les flux nécessaires au rapprochement,
avec anonymisation côté restitution lorsque votre architecture le prévoit.
Risques en cas de manquement
Code de la consommation — art. L.452-5 (alimentaire) et L.452-5-1 (non alimentaire / RSGP)
Le non-respect des procédures de retrait, de rappel ou d'information des consommateurs est passible, pour les personnes physiques,
de jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 600 000 € d'amende. L'amende peut être portée,
de manière proportionnée aux avantages tirés de l'infraction, jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires annuel moyen
calculé sur les trois derniers exercices connus. Pour les personnes morales, les peines peuvent être majorées (Code pénal, art. 131-38).
Au-delà des sanctions pénales : réclamations clients, contentieux, contrôles DGCCRF et sinistres assurance
(coûts moyens documentés par la profession). L'absence de registre opposable aggrave le risque en cas de litige.
Textes et autorités de référence
Cette page est une synthèse pédagogique à destination des professionnels.
Elle ne constitue pas un avis juridique ; faites valider votre dispositif par votre conseil ou votre DPO.
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